La nature profonde de l’Église s’exprime dans une triple tâche : annonce de la Parole de Dieu (kerygma-martyria), célébration des Sacrements (leitourgia), service de la charité (diakonia). Ce sont trois tâches qui s’appellent l’une l’autre et qui ne peuvent être séparées l’une de l’autre. La charité n’est pas pour l’Église une sorte d’activité d’assistance sociale qu’on pourrait aussi laisser à d’autres, mais elle appar-tient à sa nature, elle est une expression de son essence elle-même, à laquelle elle ne peut renoncer1.
Pour bien comprendre ces paroles de Benoît XVI, particulièrement concernant le service organisé de la charité, la diaconie, il convient de rappeler l'origine de l’Église :
- Le Seigneur Jésus posa le commencement de son Église en prêchant l'heureuse nouvelle...(LG 5 ; CEC 763)
- L’Église est née principalement du don total du Christ pour notre salut, anticipé dans l'institution de l'Eucharistie et réalisé sur la Croix. "Le commencement et la croissance de l’Église sont signifiés par le sang et l'eau sortant du côté ouvert de Jésus crucifié" (LG 3). "Car c'est du côté du Christ endormi sur la Croix qu'est né l'admirable sacrement de l’Église toute entière" (SC 5). De même qu’Ève a été formée du côté d'Adam endormi, ainsi l’Église est née du cœur transpercé du Christ mort sur la Croix. (CEC 766)
L’Église n'est pas née principalement d'un message et de la coopération de personnes l'ayant entendu, mais elle est née d'une personne en un événement salvifique. De ce fait, elle est un don du Christ, son Corps et son Épouse, au point qu'elle et lui ne sont en quelque sorte qu'une seule chair, quasi unica Persona mystica, écrit S. Thomas d'Aquin2. L’Église n'est ce qu'elle est, hier, aujourd'hui et à jamais, que par le Christ. Elle vit du Christ à chaque instant comme réalité mystérieuse.
C'est pourquoi le christianisme n'est pas un système de valeurs, mais une mystique, une vie cons-tante à partir d'un autre – le Christ – capable de transformer intérieurement en son amour, en sa charité, parce qu'il donne part à son Esprit. « Je suis la vigne, vous, les sarments. Celui qui demeure en moi, et moi en lui, celui-là porte beaucoup de fruit ; car hors de moi vous ne pouvez rien faire » (Jn 15, 5), affirme Jésus. L’Église vit du Christ et agit en son Nom, ou mieux, le Christ continue d'agir dans le temps et dans l'espace à travers son Église. Elle est Jésus-Christ continué.
Si par impossible l’Église délaissait son Auteur pour ne s'attacher qu'au message de son Auteur, elle tomberait dans le moralisme. Avec son livre L'Esprit de l'Athéisme, Introduction à une spiritualité sans Dieu paru en 2006, le philosophe français André Comte-Sponville est le triste champion d'une telle démarche qui aboutit à un athéisme chrétien (!) faisant de Jésus un sage et non le Sauveur.
L'athéisme chrétien, comme tout athéisme, parce qu'il ne se repose que sur l'homme, en niant et son besoin de salut, de guérison intérieure, en termes théologiques de délivrance du péché originel, et sa vocation à devenir participant de la vie divine, tourne inévitablement au matérialisme et à l'hédonisme intra-mondain. Le prophète Jérémie le clamait déjà : « Maudit soit l'homme qui se fie en l'humanité, et fait de la chair son appui, et du Seigneur détourne son cœur » (Jr 17, 5).
Puisque la nature de l’Église est inséparablement unie à la Personne de Jésus et animée par son Esprit, il s'en suit que son agir est informé par l'agir même du Christ. L’Église participe aux fonctions prophétique, sacerdotale et royale (ou pastorale) du Christ. La construction et la croissance du Corps du Christ se réalisent donc par la prédication de la Parole de Dieu, par la célébration des sacrements et par le ministère pastoral qui comprend la diaconie. Voilà pourquoi l’Église ne peut renoncer au service organisé de la charité.
Le Christ, serviteur de l'homme
Puisque l’Église est appelée à poursuivre l’œuvre du Christ en synergie avec lui, la contemplation du Seigneur et de son agir « aux jours de sa chair » (He 5, 7) ne peut que l'aider à réaliser sa vocation. Or, quand le Christ parle de sa mission, il l'envisage comme un service : « Le Fils de l'homme n'est pas venu pour être servi, diakonhqh/nai, mais pour servir, diakonh/sai, c'est-à-dire3 donner sa vie en rançon pour une multitude » (Mt 20, 28). Ce service se caractérise par le don de sa vie, à chaque instant et surtout au calvaire, pour une délivrance universelle, un secours catholique ! Et cette délivrance est celle du péché (Mt 1, 21 ; Jn 1, 29) et de ses conséquences, la souffrance et la mort, pour restaurer l'homme dans l'amitié avec Dieu et l'élever à la communion éternelle avec Lui : « Le Christ lui-même est mort une fois pour les péchés [...] afin de nous mener à Dieu » (1 P 3, 18).
Les guérisons corporelles, les exorcismes (Mt 8, 16), les retours à la vie (Lc 7, 11-15 ; Jn 11, 1-43) et les actes de munificence (Mt 14, 13-21 ; Jn 2, 1-11)4 que le Christ opère, s'ils ont bien sûr comme objectif immédiat le soulagement des personnes affligées dans leurs besoins physiques et psychologiques, doivent se comprendre dans cette perspective, car ils visent principalement à manifester, d'une part la miséricorde divine qui veut guérir l'homme jusque dans ses facultés spirituelles obscurcies et affaiblies par le péché (Mc 2, 10-12), d'autre part la vie surabondante et éternelle que Dieu veut lui donner (Jn 10, 10). C'est pourquoi S. Jean en parle comme de « signes »5. Aussi, en général, Jésus double ses actes de puissance d'un enseignement qui oriente le ou les bénéficiaires vers Dieu (Mt 4, 23 ; 8, 13 ; Jn 5, 1-18 ; 6 ; 9).
On le voit, le service que le Christ rend à l'homme n'est pas un service partiel et seulement horizontal, mais un service intégral et surtout vertical, car c'est le salut total et le bonheur éternel de l'hom-me qui sont pris en considération. L’Église doit donc elle aussi accomplir cet humanisme intégral.
L’Église et le service de la charité
Toute l'activité de l’Église, comme toute l'activité du Christ, est un service catholique de l'homme, un service de tout homme et de tout l'homme, soutenu par la charité qui vient de Dieu. Dans le service de la charité ou diaconie, il ne fait que revêtir une forme spécifique qui nécessite organisation et ordre, et qui s'exprime tout d'abord à l'intérieur même de la communauté des croyants, selon le modèle que rapporte S. Luc au livre des Actes des Apôtres : « Tous les croyants ensemble mettaient tout en commun ; ils vendaient leurs propriétés et leurs biens et en partageaient le prix entre tous selon les besoins de chacun » (Ac 2, 44-45). À ce propos, Benoît XVI, tout en concédant que « cette forme radicale de communion matérielle [...] n’a pas pu être maintenue avec la croissance de l’Égli-se », souligne néanmoins qu'à « l’intérieur de la communauté des croyants il ne doit pas exister une forme de pauvreté telle que soient refusés à certains les biens nécessaires à une vie digne » (n° 20)6.
Le ministère diaconal (Ac 6, 5-6) est né de cette prise de conscience et pour répondre « à ce prin-cipe ecclésial fondamental ». Cependant, le groupe des sept diacres dont parle les Actes « ne devait pas accomplir un service simplement technique de distribution : ce devait être des hommes “remplis d’Esprit Saint et de sagesse” (Ac 6, 3) ». Leur service social avait une dimension spirituelle, c'était un véritable ministère spirituel « qui réalisait une tâche essentielle de l’Église, celle de l’amour bien ordonné du prochain ». Avec la formation de ce groupe, « la diaconie – le service de l’amour du prochain exercé d’une manière communautaire et ordonnée – était désormais instaurée dans la structure fondamentale de l’Église elle-même » (n° 21).
Objection au service de la charité
Le service de la charité dépasse néanmoins les frontières de l’Église ; il se tourne également, sans aucune discrimination, vers quiconque se trouve dans le besoin : « L’action caritative peut et doit aujourd’hui avoir en vue absolument tous les hommes et tous les besoins » (n° 30)7. Face à la charité ainsi comprise, certains objectent qu'elle est un obstacle à la justice et à la véritable promo-tion de l'homme. Selon eux, « au lieu de contribuer, à travers diverses œuvres de charité, au main-tien des conditions existantes, il faudrait créer un ordre juste, dans lequel tous recevraient leur part des biens du monde et n’auraient donc plus besoin des œuvres de charité » (n° 26).
Réponses à l'objection
1) Créer un ordre social juste relève directement de la mission essentielle de l’État qui doit « garantir à chacun [...] sa part du bien commun » (n° 26). Cette mission implique non seulement une technique, mais une éthique liée principalement à la vertu de justice. Le rôle de l’Église ici, bien que médiat, parce que l’Église ne peut se substituer à l’État, est néanmoins indispensable : il con-siste à éclairer les consciences, à réveiller les forces morales, et à purifier la raison pour qu'elle ne se laisse pas aveugler par « la tentation de l'intérêt et du pouvoir » (N° 28).
2) « L'amour – caritas – sera toujours nécessaire, même dans la société la plus juste. Il n’y a aucun ordre juste de l’État qui puisse rendre superflu le service de l’amour. Celui qui veut s’affranchir de l’amour se prépare à s’affranchir de l’homme en tant qu’homme. Il y aura toujours de la souffrance, qui réclame consolation et aide8. Il y aura toujours de la solitude. De même, il y aura toujours des situations de nécessité matérielle, pour lesquelles une aide est indispensable, dans le sens d’un amour concret pour le prochain » (n° 28).
L’Église, animée par l'Esprit Saint, « n’offre pas uniquement aux hommes une aide matérielle, mais également réconfort et soin de l’âme, aide souvent plus nécessaire que le soutien matériel. L’affir-mation selon laquelle les structures justes rendraient superflues les œuvres de charité cache en réalité une conception matérialiste de l’homme : le préjugé selon lequel l’homme vivrait seulement de pain (Mt 4, 4 ; cf. Dt 8, 3) est une conviction qui humilie l’homme et qui méconnaît précisément ce qui est le plus spécifiquement humain » (n° 28).
La spécificité de l'action caritative ecclésiale
Les organisations caritatives de l’Église constituent l'une de ses œuvres propres, conforme à sa nature. Mais, devant la multiplication des organisations non-confessionnelles qui s'engagent en faveur de l'homme, il convient de se demander ce que sont « les éléments constitutifs qui forment l’essence de la charité chrétienne et ecclésiale » (n° 31) :
a) « Selon le modèle donné par la parabole du bon Samaritain, la charité chrétienne est avant tout simplement la réponse à ce qui, dans une situation déterminée, constitue la nécessité immédiate : les personnes qui ont faim doivent être rassasiées, celles qui sont sans vêtements doivent être vêtues, celles qui sont malades doivent être soignées en vue de leur guérison, celles qui sont en prison doivent être visitées, etc » (n° 31). La compétence professionnelle ne peut suffire parce que « les êtres humains ont toujours besoin de quelque chose de plus que de soins techniquement corrects. Ils ont besoin d’humanité. Ils ont besoin de l’attention du cœur. Les personnes qui œuvrent dans les Institutions caritatives de l’Église doivent se distinguer par le fait qu’elles ne se contentent pas d’exécuter avec dextérité le geste qui convient sur le moment, mais qu’elles se consacrent à autrui avec des attentions qui leur viennent du cœur, de manière à ce qu’autrui puisse éprouver leur richesse d’humanité ». D'où la nécessité d'une formation du cœur ; celle-ci consiste principalement dans « la rencontre avec Dieu dans le Christ » capable de susciter « l’amour qui ouvre l'esprit à au-trui, en sorte que l'amour du prochain ne soit plus imposé de l’extérieur, mais qu’il soit une conséquence découlant de la foi qui devient agissante dans l’amour (cf. Ga 5, 6) » (n° 31).
b) L’activité caritative chrétienne veillera à son indépendance par rapport aux partis et aux idéo-logies. « Nous ne contribuons à un monde meilleur qu’en faisant le bien, maintenant et personnel-lement, passionnément, partout où cela est possible, indépendamment de stratégies et de program-mes de partis. Le programme du chrétien – le programme du bon Samaritain, le programme de Jésus – est un cœur qui voit. Ce cœur voit où l’amour est nécessaire et il agit en conséquence. Naturellement, à la spontanéité de l’individu, lorsque l’activité caritative est assumée par l’Église com-me initiative communautaire, doivent également s'adjoindre des programmes, des prévisions, des collaborations avec d’autres institutions similaires » (n° 31).
c) Le service de la charité se gardera de tout prosélytisme qui chercherait à imposer la foi chré-tienne, sans toutefois « laisser de côté, pour ainsi dire, Dieu et le Christ. C’est toujours l’homme tout entier qui est en jeu. Souvent, c’est précisément l’absence de Dieu qui est la racine la plus profonde de la souffrance. [...] Le chrétien sait quand le temps est venu de parler de Dieu et quand il est juste de Le taire et de ne laisser parler que l’amour. Il sait que Dieu est amour (1 Jn 4, 8) et qu’il se rend présent précisément dans les moments où rien d’autre n’est fait sinon qu’aimer. [...] La tâche des Organisations caritatives de l’Église est de renforcer une telle conscience chez leurs membres, de sorte que, par leurs actions – comme par leurs paroles, leurs silences, leurs exemples –, ils deviennent des témoins crédibles du Christ » (n° 31).
Les membres des organisations caritatives ecclésiales « doivent donc être des personnes touchées avant tout par l’amour du Christ, des personnes dont le Christ a conquis le cœur par son amour, en y réveillant l’amour pour le prochain. Le critère qui inspire leur action devrait être l’affirmation pré-sente dans la Seconde Lettre aux Corinthiens : L’amour du Christ nous presse (5, 14). La conscience qu’en Lui, Dieu lui-même s’est donné pour nous jusqu’à la mort doit nous amener à ne plus vivre pour nous-mêmes, mais pour Lui et avec Lui pour les autres » (n° 33).
« Dans son hymne à la charité (1 Co 13), S. Paul nous enseigne que la charité est toujours plus qu’une simple activité : « J’aurais beau distribuer toute ma fortune aux affamés, j’aurais beau me faire brûler vif, s’il me manque l’amour, cela ne sert à rien » (v. 3). Cette hymne doit être la Magna Charta de l’ensemble du service ecclésial. [...] L’action concrète demeure insuffisante si, en elle, l’amour pour l’homme n’est pas perceptible, un amour qui se nourrit de la rencontre avec le Christ. [...] Pour que le don n’humilie pas l’autre, je dois lui donner non seulement quelque chose de moi, mais moi-même, je dois être présent dans le don en tant que personne » (n° 34).
« Cette juste manière de servir rend humble celui qui agit. Il n’assume pas une position de supério-rité face à l’autre, même si la situation de ce dernier peut à ce moment-là être misérable. Le Christ a pris la dernière place dans le monde – la croix – et, précisément par cette humilité radicale, il nous a rachetés et il nous aide constamment. Celui qui peut aider, reconnaît que c’est justement de cette manière qu’il est aidé lui aussi. Le fait de pouvoir aider n’est ni son mérite ni un titre d’orgueil. Cette tâche est une grâce. Plus une personne œuvre pour les autres, plus elle comprendra et fera sienne la Parole du Christ : Nous sommes des serviteurs quelconques (Lc 17, 10). En effet, elle reconnaît qu’elle agit non pas en fonction d’une supériorité ou d’une plus grande efficacité person-nelle, mais parce que le Seigneur lui en fait don » (n° 35).
De deux tentations
Les nombreux, urgents et immenses besoins des personnes en difficulté, ainsi que les limites de notre propre action peuvent nous exposer à deux tentations :
- La tentation de l’idéologie : « [Elle] prétend faire maintenant ce que Dieu, en gouvernant le monde, n’obtient pas, à ce qu’il semble : la solution universelle de tous les problèmes ».
- La tentation du découragement et de l'inertie : « Rien ne peut être fait » (n° 36).
Remèdes à ces tentations
Les remèdes à ces tentations sont évidemment de nature spirituelle :
- Le contact vivant avec le Christ par la méditation de la Parole de Dieu contenue dans l’Écriture Sainte, la fréquentation des Sacrements (Eucharistie, Réconciliation), la prière des Heures et personnelle ; « celui qui prie ne perd pas son temps, même si la situation apparaît réellement urgente et semble pousser uniquement à l’action. [...] La bienheureuse Teresa de Calcutta est un exemple particulièrement manifeste que le temps consacré à Dieu dans la prière non seulement ne nuit pas à l’efficacité ni à l’activité de l’amour envers le prochain, mais en est en réalité la source inépuisable » (n° 36).
- L'abandon à la Providence divine : « Se rappeler que c’est Dieu qui gouverne le monde et non pas nous » (n° 35). Nous ne sommes que des instruments entre les mains du Seigneur. Il faut donc faire ce qu'il est possible de faire avec la force que le Seigneur nous donne ici et maintenant, et, humblement, lui confier le reste9.
Conclusion
La force de la Caritas
dépend de la force de la foi
de tous ses membres et collaborateurs.
Le spectacle de l'homme qui souffre touche notre cœur.
Mais l'engagement caritatif a un sens qui va bien au-delà de la simple philanthropie.
C'est Dieu lui-même qui nous pousse au plus profond de nous-mêmes à soulager la misère.
Ainsi en définitive, c'est lui-même que nous portons dans le monde de la souffrance.
Benoît XVI10
#
Que ta grâce inspire notre action, Seigneur,
et la soutienne jusqu'au bout,
pour que toutes nos activités
prennent leur source en toi
et reçoivent de toi leur achèvement11.
1Benoît XVI, Deus caritas est, n° 25.
3Les traductions courantes mettent ici un « et » qui correspond bien au kai. du texte grec, mais on oublie souvent que celui-ci peut aussi être explicatif et se traduire par « c'est-à-dire », ce qu'il faut faire en l'occurrence, me semble-t-il.
4Jésus pratiquait certainement l'aumône aux pauvres (Mt 6, 1-4 ; Jn 12, 5-6.8 ; 13, 29), mais cet aspect de sa bonté n'apparaît guère dans les évangiles. D'ailleurs, lui et ses disciples étaient assistés matériellement (Lc 8, 3).
5Par exemple : Jn 2, 11.23 ; 3, 2 ; 4, 54 ; 6, 2.14 ; 20, 30.
7« Nous ne sommes pas une société de bienfaisance légèrement colorée d'un peu de religion. La Croix est au centre de notre insigne. Mais c'est à tous, quelles que soient leurs opinions politiques ou religieuses, à l'exclusion de tout particularisme national ou confessionnel, que le Secours catholique veut apporter son aide », Mgr Rodhain.
8« Les pauvres vous les aurez toujours avec vous » Mt 26, 11 ; Mc 14, 7 ; Jn 12, 8.
9Réflexion que le pape Jean XXIII, désormais Bienheureux, se fit au début de son pontificat, alors qu'il ne trouvait pas le sommeil : « Jean, pourquoi tu ne dors pas ? Est-ce toi ou le Saint-Esprit qui gouverne l’Église ? C’est le Saint-Esprit, n’est-ce-pas ? Alors dors ! ».
10Discours aux participants à la rencontre promue par le Conseil Pontifical Cor Unum, 23 janvier 2006.